GEORGES PERROS •• ON MEURT DE RIRE ON MEURT DE FAIM
Musique : Miossec
Interprète : Miossec
Écoutez l’émission Perros, Miossec, vies ordinaires
sur le site de France Culture.
On meurt de rire on meurt de faim
On meurt pour blessure à la guerre
On meurt au théâtre à la fin
D’un drame où le ciel est par terre.
Il est cent façons de mourir
Pour vivre on est beaucoup plus sage.
Il s’agit de savoir moisir
Entre l’espoir et le fromage.
— Poèmes bleus
Classé dans Georges Perros Miossec
GÉRALD GODIN •• CANTOUQUE DE LA VEILLÉE QUÉBÉCOISE
Musique : Les Pitounes
Interprète : Les Pitounes
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(air bête et connu)
La seagull ayant grincé tout l’été
tape la ribidoune et pis tapoche encore
se trouva fort détenue
quand la police fut venue
c’est pas moi c’est eux autres
tape la police et pis tapoche encore
qu’ont cassé toutes les dents de Reggie
ti guerlot gros guerlot guerleton glin-glon
par un dimanche au soir m’en allant promener
par la police me suis fait arrêter
j’ai vu des hommes des femmes des filles
j’ai vu des hommes des femmes rossés
m’en revenant du parc Lafontaine
trois détectives j’ai rencontrés
j’ai point choisi y m’ont saisi
tape la police et pis tapoche encore
derrière chez nous j’suis pas chez nous
et même chez nous je suis chez eux
visa patrie tua pays
Ottawa s’en va boitant
avec mon grand fusil d’argent
tape la police et pis tapoche encore
toutes mes belles plumes s’en vont au vent
libera nos morpionibou
avant qu’on soit tout à fait fous
du grand mât d’une corvette
mon beau pays un soir tomba
tapent les Anglais et pis tapochent encore
j’ai vu Richard Florent et Reggie
j’ai vu Richard et Florent maganés
guerletons tordus
le Prin Syphilippe s’en va chassant
avec sa belle maturité
le grand troutcul s’en va chasser
tape sur la bizoune tua coq d’inde
le petit mousse un soir tomba
— Ils ne demandaient qu’à brûler. Poèmes 1960-1993
Classé dans Gérald Godin Les Pitounes
ROLAND GIGUÈRE •• VOYONS VOIR — À LA BONNE HEURE
Musique : Tristan Malavoy et Alexis Martin
Interprète : Tristan Malavoy
Voyons voir
si ce matin le ciel est bien à sa place
dans la lucarne bleue de la chambre
avec ses nuages défaits qui coulent
au fond des yeux
voyons voir ce qui se cache
derrière ces rideaux tirés
voyons voir comment vous faites
pour vivre une saison si sombre
Petit à petit
pas à pas
main à main
face à face
corps à corps
cœur à cœur
voici le jour
à la bonne heure
des belles amours
voyons voir
si je ne pourrais pas vous dire autrement
que je vous vois toujours entre les lignes
de mes mains ouvertes
voyons voir ce que je sais de vous
ce que vous savez de moi
après tant d’années de regards clairs
et de rêves perdus dans les brumes de l’aube
voyons voir une dernière fois
où mènent ces longs chemins de mémoire
Petit à petit
pas à pas
main à main
face à face
corps à corps
cœur à cœur
voici le jour
à la bonne heure
des belles amours
— Cœur par cœur
Classé dans Roland Giguère Tristan Malavoy Alexis Martin
MICHEL HOUELLEBECQ •• LA POSSIBILITÉ D’UNE ÎLE
Musique : Carla Bruni
Interprète : Carla Bruni
Ma vie, ma vie, ma très ancienne
Mon premier vœu mal refermé
Mon premier amour infirmé,
Il a fallu que tu reviennes.
Il a fallu que je connaisse
Ce que la vie a de meilleur,
Quand deux corps jouent de leur bonheur
Et sans fin s’unissent et renaissent.
Entré en dépendance entière,
Je sais le tremblement de l’être
L’hésitation à disparaître,
Le soleil qui frappe en lisière
Et l’amour, où tout est facile,
Où tout est donné dans l’instant ;
Il existe au milieu du temps
La possibilité d’une île.
— La Possibilité d’une île (roman)
Classé dans Michel Houellebecq Carla Bruni
ARTHUR RIMBAUD •• LES EFFARÉS
Musique : Michel Murty
Interprète : Michel Murty
Visitez le site de Michel Murty.
Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s’allume,
Leurs culs en rond,
À genoux, cinq petits, — misère ! —
Regardent le boulanger faire
Le lourd pain blond.
Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise, et qui l’enfourne
Dans un trou clair.
Ils écoutent le bon pain cuire.
Le boulanger au gras sourire
Grogne un vieil air.
Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge,
Chaud comme un sein.
Quand, pour quelque médianoche,
Façonné comme une brioche,
On sort le pain,
Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées,
Et les grillons,
Que ce trou chaud souffle la vie
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,
Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres Jésus pleins de givre,
— Qu’ils sont là, tous,
Collant leurs petits museaux roses
Au treillage, grognant des choses,
Entre les trous,
Tout bêtes, faisant leur prière,
Et repliés vers ces lumières
Du ciel rouvert,
— Si fort, qu’ils crèvent leur culotte,
— Et que leur chemise tremblote
Au vent d’hiver.
— Poésies
Classé dans Arthur Rimbaud Michel Murty
EDWARD STACHURA •• CONFITEOR
Musique : ?
Interprète : Anna Chodakowska
Bosi na ulicach świata
Nadzy na ulicach świata
Głodni na ulicach świata
Moja wina
Moja wina
Moja bardzo wielka wina!
Zgroza i nie widać końca zgrozy
Zbrodnia i nie widać końca zbrodni
Wojna i nie widać końca wojny
Moja wina
Moja wina
Moja bardzo wielka wina!
Zagubieni w dżungli miasta — moja wina
Obojętność objęć straszna — moja wina
Bez miłości bez czułości — moja wina
Bez sumienia i bez drżenia — moja wina
Bez pardonu wśród betonu — moja wina
Na kamieniu rośnie kamień — moja wina
Manna manna narkomanna — moja wina
Dokąd idziesz po omacku — moja wina
I nie słychać końca płaczu — moja wina
Jedni cicho upadają — moja wina
Drudzy ręce umywają — moja wina
Coraz więcej wkoło ludzi — moja wina
O człowieka coraz trudniej — moja wina
— moja wina
— moja bardzo wielka wina!
— Missa pagana
Traduction française d’après Rafal Szczucki et Mary Telus :
Pieds nus dans les rues du monde
Nus dans les rues du monde
Affamés dans les rues du monde
C’est ma faute
C’est ma faute
C’est ma très grande faute !
L’horreur et on ne voit pas la fin de l’horreur
Le crime et on ne voit pas la fin du crime
La guerre et on ne voit pas la fin de la guerre
C’est ma faute
C’est ma faute
C’est ma très grande faute !
Perdus dans la jungle de la ville — c’est ma faute
La terrible indifférence des baisers — c’est ma faute
Sans amour, sans tendresse — c’est ma faute
Sans conscience et sans frémir — c’est ma faute
Sans pardon, le béton — c’est ma faute
Sur la pierre croît la pierre — c’est ma faute
Manne manne toxicomane — c’est ma faute
Où vas-tu à l’aveuglette — c’est ma faute
Et on ne voit pas la fin des pleurs — c’est ma faute
Les uns tombent en silence — c’est ma faute
Les autres s’en lavent les mains — c’est ma faute
La foule toujours plus nombreuse — c’est ma faute
Toujours plus difficile de rencontrer un homme — c’est ma faute
— c’est ma faute
— c’est ma très grande faute !
— Messe païenne
Classé dans Edward Stachura Anna Chodakowska
MAX JACOB •• JOUER DU BUGLE
Musique : Francis Poulenc
Interprète : Philippe Katerine et The Recyclers
Les trois dames qui jouaient du bugle
Tard dans leur salle de bains
Ont pour maître un certain mufle
Qui n’est là que le matin.
L’enfant blond qui prend des crabes
Des crabes avec la main
Ne dit pas une syllabe
C’est un fils adultérin.
Trois mères pour cet enfant chauve
Une seule suffirait bien
Le père est nabab, mais pauvre.
Il le traite comme un chien.
Cœur des Muses, tu m’aveugles
C’est moi qu’on voit jouer du bugle
Au pont d’Iéna le dimanche
Un écriteau sur la manche.
— Le Laboratoire central
Classé dans Francis Poulenc Max Jacob Philippe Katerine The Recyclers
GASTON MIRON •• JEUNE FILLE PLUS BELLE QUE TOUTES NOS LÉGENDES
Musique : Julos Beaucarne
Interprète : Julos Beaucarne
Jeune fille plus belle que toutes nos légendes
de retour à la maison que protègent les mères
secrète et enjouée parmi les êtres de l’été
elle aimait bien celui qui cache son visage
sur mon corps il ne reste que bruine d’amour
au loin les songes se rassemblent à sa taille
pour les bouquets d’eau de ses yeux trop beaux
les yeux qu’elle a lui font trop mal à l’âme
jeune fille plus perdue que toute la neige
les ans s’encordent sur mes longueurs de solitude
et toujours à l’orée de ta distance lointaine
tes mille essaims de sourires encore m’escortent
j’en parle à cause d’un village de montagnes
d’où s’envolent des rubans de route fragiles
toi et moi nous y fûmes plusieurs fois la vie
avec les bonheurs qui d’habitude arrivent
je parle de ces choses qui nous furent volées
mais les voudra la mort plus que l’ombre légère
nous serons tous deux allongés comme un couple
enfin heureux dans la mémoire de mes poèmes
— L’Homme rapaillé
Classé dans Gaston Miron Julos Beaucarne
FRANÇOIS VILLON •• L’ÉPITAPHE VILLON (BALLADE DES PENDUS)
Huit interprétations (1957-2000)
Musique : 1- Jacques Douai ; 2- Stéphane Golmann ; 3- Louis Bessières ; 4- Lino Leonardi ; 6- Léo Ferré ; 7- Jean Cohen-Solal
Frères humains qui après nous vivez,
N’ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, se pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six :
Quand de la chair que trop avons nourrie,
Elle est piéça devorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Se frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis ;
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis ;
Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
À son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Prince Jésus, qui sur tous a maîtrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
À lui n’ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
— Poèmes
Classé dans Bernard Lavilliers François Villon Hélène Martin Jacques Douai James Ollivier Lino Leonardi Louis Bessières Léo Ferré Monique Morelli Serge Reggiani Stéphane Golmann Jean Cohen Solal
JULES LAFORGUE •• COMPLAINTE – VARIATIONS SUR LE MOT « FALOT, FALOTTE »
Musique : Gérard Pierron
Interprète : Gérard Pierron
Falot, falotte !
Sous l’aigre averse qui clapote,
Un chien aboie aux feux-follets,
Et puis se noie, taïaut, taïaut !
La Lune, voyant ces ballets,
Rit à Pierrot !
Falot ! falot !
Falot, falotte !
Un train perdu, dans la nuit, stoppe
Par les avalanches bloqué ;
Il siffle au loin ! et les petiots
Croient ouïr les méchants hoquets
D’un grand crapaud !
Falot ! falot !
Falot, falotte !
La danse du bateau-pilote,
Sous l’œil d’or du phare, en péril !
Et sur les steamers, les galops
Des vents filtrant leurs longs exils
Par les hublots !
Falot, falot !
Falot, falotte !
La petite vieille qui trotte,
Par les bois aux temps pluvieux,
Cassée en deux sous le fagot
Qui réchauffera de son mieux
Son vieux fricot !
Falot, falot !
Falot, falotte !
Sous sa lanterne qui tremblotte,
Le fermier dans son potager
S’en vient cueillir des escargots,
Et c’est une étoile au berger
Rêvant là haut !
Falot, falot !
Falot, falotte !
Le lumignon au vent toussotte,
Dans son cornet de gras papier ;
Mais le passant en son pal’tot
Ô mandarines des Janviers,
File au galop !
Falot, falot !
Falot, falotte !
Un chiffonnier va sous sa hotte ;
Un réverbère près d’un mur
Où se cogne un vague soulaud,
Qui l’embrasse comme un pur,
Avec des mots !
Falot, falot !
Falot, falotte !
Et c’est ma belle âme en ribotte,
Qui se sirote et se fait mal,
Et fait avec ses grands sanglots,
Sur les beaux lacs de l’Idéal
Des ronds dans l’eau !
Falot, falot !
— Les Complaintes
Classé dans Gérard Pierron Jules Laforgue
PABLO NERUDA •• SONNET 92
Musique : Gilles Méchin
Interprète : Anne et Gilles
Mon amour, si je meurs et si tu ne meurs pas,
mon amour, si tu meurs et si je ne meurs pas,
n’accordons pas à la douleur plus grand domaine :
nulle étendue ne passe celle de nos vies.
Poussière sur le blé, et sable sur les sables
l’eau errante et le temps, et le vent vagabond,
nous emportaient tous deux comme graine embarquée.
Nous pouvions dans ce temps ne pas nous rencontrer.
Et dans cette prairie où nous nous rencontrâmes,
mon petit infini, nous voici à nouveau.
Mais cet amour, amour, est un amour sans fin,
et de même qu’il n’a pas connu de naissance
il ignore la mort, il est comme un long fleuve,
il change seulement de lèvres et de terre.
Traduction française : Jean Marcenac et André Bonhomme
— La Centaine d’amour
Classé dans Anne et Gilles Gilles Méchin Pablo Neruda
PAUL VALÉRY •• LE SYLPHE
Musique : Jean-Pierre Suc
Interprète : Jean-Pierre Suc
Ni vu ni connu
Je suis le parfum
Vivant et défunt
Dans le vent venu !
Ni vu ni connu
Hasard ou génie ?
À peine venu
La tâche est finie !
Ni lu ni compris ?
Aux meilleurs esprits
Que d’erreurs promises !
Ni vu ni connu,
Le temps d’un sein nu
Entre deux chemises !
— Charmes
Classé dans Paul Valéry Jean-Pierre Suc
FRANÇOIS VILLON •• BALLADE DES SEIGNEURS DU TEMPS JADIS
Musique : François Lancelot
Interprète : Marc Ogeret
Qui plus, où est li tiers Calixte,
Dernier décédé de ce nom,
Qui quatre ans tint le papaliste,
Alphonse le roi d’Aragon,
Le gracieux duc de Bourbon,
Et Artus le duc de Bretagne,
Et Charles septième le bon ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
Semblablement, le roi scotiste
Qui demi face ot, ce dit-on,
Vermeille comme une émastiste
Depuis le front jusqu’au menton,
Le roi de Chypre de renom,
Hélas ! et le bon roi d’Espagne
Duquel je ne sais pas le nom ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
D’en plus parler je me désiste ;
Ce n’est que toute abusion.
Il n’est qui contre mort résiste
Ne qui treuve provision.
Encor fais une question :
Lancelot le roi de Behaygne,
Où est-il ? où est son tayon ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
Où est Claquin, le bon Breton ?
Où le comte Dauphin d’Auvergne,
Et le bon feu duc d’Alençon ?
Mais où est le preux Charlemagne ?
— Le Testament
Classé dans François Villon Marc Ogeret François Lancelot
JOË BOUSQUET •• MON FRÈRE L’OMBRE
Musique : James Ollivier
Interprète : James Ollivier
Avec ses souliers de pierre
Qu’il tenait à chaque main
Le portier du cimetière
A fait danser le chemin
Avec ses sabots de cendre
Sur les lèvres d’un amant
Le sonneur est venu prendre
Ce qu’il disait en dormant
L’absence aux souliers de feuilles
Donne son cœur pour toujours
Au seul galant qui la veuille
Le vent qui change les jours
La vieille aux souliers de paille
Hisse un fagot sur ses reins
Et dans une ombre à sa taille
Porte la lune à la main
La nuit tous les pas se mêlent
Ce qui nous mène est perdu
L’air est bleu de tourterelles
Le ciel le vent se sont tus
Et pareil à la colombe
Qui meurt sans toucher le sol
Entre l’absence et la tombe
L’oubli referme son vol
Mais il survit du murmure
Où tout se berce en mourant
L’amour des choses qui dure
Au cœur d’un mort qui m’attend
— La Connaissance du Soir
Classé dans Joë Bousquet James Ollivier
RAINER MARIA RILKE •• HEURE GRAVE
Musique : Guy Thébaud
Interprète : Guy Thébaud
Qui maintenant pleure quelque part dans le monde,
sans raison pleure dans le monde,
pleure sur moi.
Qui maintenant rit quelque part dans la nuit,
sans raison rit dans la nuit,
rit de moi.
Qui maintenant marche quelque part dans le monde,
sans raison marche dans le monde,
vient vers moi.
Qui maintenant meurt quelque part dans le monde,
sans raison meurt dans le monde,
me regarde.
Traduction française : Lou Albert-Lasard
— Le Livre d’images
Classé dans Rainer Maria Rilke Guy Thébaud